Edition 2018.

Pour la première fois en 2018, l’Académie ESJ Lille a lancé un concours photos ouvert à l’ensemble des étudiants de la Métropole lilloise. Deux thèmes avaient été sélectionnés pour cette première édition : les identité de la Métropole et les territoire de la Métropole. Deux catégories ont été récompensées par thème : le prix de la meilleure photo et le prix de la meilleure série photos.

Voici l’exposition des lauréats.

Meilleure photo – Gary Libot : La génuflexion de la dignité

Légende :

 

Hashmat* est un afghan de 28 ans. Il prend sa toilette sous une température hivernale (6° Celsius) dans un squat au sud de Lille. Arrivé dans la période de l'évacuation de la friche Saint Sauveur en octobre dernier, il veut retourner dans son pays, ne trouvant pas en France l'eldorado espéré.

*pseudonyme

Meilleure série – Caroline Staffe : La Métropole et l’identité d’un Melting pot urbain

1/ L'Art de nager à travers l'histoire.

2/ Acculturé.e.s.

3/ Vue sur le futur.

4/ Au détour d'un regard.

5/ Face à l'Art.

6/ Polychrome.

7/ Empreinte Végétale.

8/ Géométrie Industrielle.

9/ La Nature reprend ses droits.

10/ Volutes.

11/ Contemplation Urbaine.

Meilleure photo Territoire – Oryane Langenbronn : Grand’ Place

Légende :

 

Au sortir du métro un jour de rentrée scolaire, il y a comme une ambiance particulière. Des ombres baignant dans une étrange lumière. Du mouvement et du bruit. De la vie. Comme un tableau.

Meilleure série Territoire – Arthur Sarradin : La Métropole : fractures et anthropisation

1/ Jardin de contrastes: Le Jardin de l’Europe à La Madeleine marque la frontière entre le modeste quartier Pompidou et le riche quartier du Grand Boulevard. Là bas poussent les immeubles où travaillent les CSP+.

2/ Lumières artificielles : À Euralille quand la nuit tombe la lumière ne s’éteint pas. Comme des soleils artificiels, les lampadaires éclairent le quartier d’affaire.

3/ Vitesse : Dans le métro de la MEL, la vitesse des rames déforme les lumières et les formes environnantes.

4/ La fracture : Sur la Grand Place, la colonne de la déesse enfumée est le témoignage d’un territoire engagé, d’une présence humaine affirmée mais aussi d’une fracture sociale.

5/ Arts Urbains : Sur ce cliché les arts se mêlent, entre jardin français et ferraille taguée.

6/ Marécages : Tourcoing vu depuis Roubaix. Ici les barres de logements s’étendent vers les plaines marécageuses, vestiges d’anciennes infrastructures industrielles.

7/ Enfance des friches : Dans un camp à la frontière de Roubaix et Tourcoing, le territoire est habité. A vrai dire, il l’est parfois à même le sol.

8/ Salah le résistant : A l’époque présent à l’angle des grandes rues du quartier ouvrier de l’Union, Salah a refusé de vendre son bar aux industriels et résiste depuis dans son morceau de bâtiment perdu.

9/ Au loin, la ville : Près d’un poste de coupure électrique abandonné, au loin rayonne la ville grâce au NCI, bâtiment moderne de Tourcoing.

10/ Au loin des villes : En quittant Lille, le couché de soleil tranche avec les lignes électriques qui encadrent l’autoroute A1.

11/ Vers la ville ? : Entre Lille et Lesquin un dégradé de couleurs habille la soirée. L’on admire un magnifique spectacle de reflets tintés de rose, de rouge intense et de nuances orangées... Presque impossible sans pollution.