Parrain du concours.

Anticlichés aura le plaisir d'être parrainé cette année par Nicolas Djavanshir. Photographe, et surtout portraitiste, son terrain de jeu ces derniers temps : la Birmanie et ses punks. Il étudiera les clichés des participants avec attention et aura plaisir à échanger avec les lauréats lors de la remise des prix.

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RENCONTRE AVEC DJVANSHIR .N Parrain d’ANTICLICHÉS,

le Concours Photo Etudiants.

 

Musique et portraits

La production photographique de Djavanshir .N est protéiforme.

On y trouve des photographies de mode, des photographies culinaires, des concepts (pour exemple : la série « All Star »)…

 

Nous avons choisi de nous focaliser sur les deux caractéristiques qui permettent le mieux de qualifier son univers :

MUSIQUE et PORTRAITS.

 

Notre intention n’est pas de réduire son travail en deux mots, au contraire.

 

Nous souhaitons faire émerger ce qui caractérise la majorité de ses photographies et identifier les éléments qui en font la spécialité et la singularité.

Les portraits de musiciens et de chanteurs constituent une grande partie de sa production photographique.

Impossible pour lui de sélectionner ses plus « belles collaborations ». Chaque rencontre avec des musiciens et chanteurs est très singulière. Elles naissent de commandes, ou au contraire de rencontres imprévues ou parfois même simplement de son envie personnelle de photographier certains artistes qu’il apprécie.

 

Citons en quelques-uns : We Are Enfant Terrible, Chris (qui se nommait «Christine and the Queens» pour son précédent album), Jackie Djack, Persian Rabbit

 

Punk, Love and Kindness

Pour son documentaire Punk, Love and Kindness, Djavanshir .N est parti en Birmanie à la rencontre de la communauté punk du pays.

 

Un des groupes de Rangoun fait partie de l’association « Food not bombs ». Leur action : distribuer de la nourriture aux plus démunis et aux sans-abris.

Chez eux, on peut souvent entendre « Solidarity not charity ». À peine arrivé sur place, Djavanshir .N essaye de faire quelques clichés des actions menées.

 

Finalement, il range son appareil et participe aux actions. Il aura passé au total trois mois en Birmanie, le temps de saisir l’essence du mouvement punk birman, le plus souvent en discutant pendant des heures et en buvant quelques bières.

 

En résulte une série de portraits applaudit par le British Journal of Photography. Certains clichés ont été sélectionnés pour faire partie du projet Portrait of Humanity lancé par le journal anglais.

 

« Je suis photographe, pas graphiste. »

Un point commun entre un musicien et un photographe ? On les nomme tous deux « artiste ».

 

D’où notre question : « Est-ce que tu te considères comme un artiste ? » La réponse est « Oui ».

Ce statut, c’est une protection : « Lorsque j’ai livré une photo, je refuse que la personne qui la reçoit la modifie, par exemple en ajoutant un filtre noir et blanc, si la photo était en couleur. » Effectivement, en comparaison, personne n’imaginerait repeindre sur la toile terminée d’un peintre.

Djavanshir .N est un artiste, mais c’est aussi un artisan. La mise en scène de ses photos est réfléchie et choisie en amont. Par conséquent, aucune retouche. Sauf, une petite dose de colorimétrie (qui peut être considéré par certains comme de la retouche). Pour sa série « Puzzle », il nous a livré les secrets de sa fabrication : c’est un assemblage de plusieurs dizaines de photographies. Pas de déformation par ordinateur. « Je suis photographe, pas graphiste. » De ce fait, pas de « photographisme ». C’est un choix, (pas une contrainte) qu’il s’est imposé.

 

« La culture du palais »

Ses inspirations sont très variées et ne se limitent pas uniquement à la photographie. Il nous parle de cinéma, de peinture, de sculpture : Michel Gondry, Man Ray, Sarah Moon, Roger Ballen… Il emploie l’expression de « la culture de l’image » : tout ce qui est « visuel » peut être une source d’inspiration pour ses photographies.

Djavanshir .N évoque également « la culture du palais » : - « Jeune, on aime les vins et les fromages avec peu de goût. C’est avec le temps qu’on commence à les apprécier de plus en plus fort, avec plus de caractère, car on cherche de nouvelles saveurs. » Pour la photographie, c’est pareil. Si hier, il détestait les photographies d’« art contemporain », aujourd’hui, il remarque que certains de ses propres clichés, étonnement, s’en rapprochent.

 

Conseils pour un jeune photographe

Sélectionnez. Ne gardez que les images que vous considérez être les plus dignes d’intérêt. La force d’un photographe réside dans ses choix.

Par ailleurs, Djavanshir .N aurait pu nous répondre : « Pas de conseil, c’est le meilleur conseil. » Pourquoi ? Pour être plus libre.

 

Les thèmes du concours ANTICLICHÉS ont été choisi pour imposer le moins de règles possibles aux participants :

« PORTRAIT » et « DETAIL URBAIN » sont uniquement des directions.

Soyez libres de décider vous-même de vos contraintes.