Cette année 2 thèmes sont proposés.

Portrait.

Le portrait est la spécialité de notre parrain et c'est entre autres une raison qui nous a encouragé à le mettre en tant que thème à part entière.

C'est un genre très simple à comprendre mais qui peut se révéler très complexe si l'on veut capturer quelque-chose d'unique. À l'aide de votre smartphone ou de votre appareil photo, vous capturerez l'expression, le regard et l'ambiance tout autour du modèle en nous racontant une histoire sur celui-ci.

Vous pourrez utiliser la profondeur de champ et l'exposition pour créer une ambiance et nous faire vivre la scène.

Sur certains smartphones, vous pouvez contrôler les ISO et la vitesse d'obturation pour obtenir l'exposition souhaitée.

Mais c'est surtout sur un reflex que vous pourrez contrôler tous les aspects, le 50mm est l'objectif favori des photographes pour réaliser des portraits, de plus, si c'est une focale fixe, vous pourrez obtenir un meilleur flou artistique entre l’arrière-plan et le modèle : le bokeh.

Quelques inspirations :

Street-portraitiste : Adrien Brunel (@neriad  sur  Instagram)

Quand Instagram est né en 2010, il a été l’un des premiers à utiliser ce réseau social pour partager ses photos. Grâce à cette application, Adrien Brunel est passé de photographe amateur à photographe professionnel. Son travail est composé à 95% de portraits, souvent monochromes. Il photographie principalement dans la rue, ce qui explique la si grande diversité d’âge, d’origine, de classes sociales de ceux qu’il immortalise.

Photographe dont le travail est similaire à celui de A. Brunel : JR (@jr sur instagram)

Portraitiste engagé : Jean-Michel Landon (@linstable_photographie sur Instagram)

Pendant une quinzaine d’année, Jean-Michel Landon a été travailleur social dans le Val-de-Marne. En 2012, il a commencé un « travail d’immersion photographique »*, nommé « La vie des Blocs », dans deux

quartiers populaires de Créteil :« Ces clichés, pris sur le vif, témoignent le plus objectivement possible de la vie des habitants de ces cités dans leur quotidien. »*. La photographie s’est imposée à lui comme support de son engagement : « Mon regard combat les représentations fantasmées et erronées qui hantent les stéréotypes. […] « La vie des Blocs » est un travail de mémoire photographique. […] Les blocs explosent, les coups de pelleteuses grignotent les barres d’immeubles HLM et les souvenirs des locataires qui déménagent sont balayés. Il ne reste alors plus rien excepté tous ces moments de vie immortalisés dans mon appareil. La photographie sociale est une arme. »*

*Extraits tirés de son site web : https://linstablephoto.fr

Article de Libération, paru le 15/01/2019 : https://www.liberation.fr/france/2019/01/14/creteil-regards-par-dela-les-barres_1702918

Photographe dont le travail est similaire à celui de J. M. Landon : Marvin Bonheur (@monsieurbonheur sur instagram)

Le portraitiste du rap français : David Delaplace (@delaplacedavid sur Instagram)

Damso, Booba, SCH, Ninho, Rim’k, Jazzy Bazz, Médine, Romeo Elvis, MHD, Kaaris, Kery James, Oxmo Puccino… : voici une petite sélection non exhaustive des artistes que David Delaplace a photographié. Il a

compilé leurs portraits dans un livre et une exposition qui retracent l’Histoire du rap français : Le visage du rap.

Photographes dont le travail est similaire à celui de D. Delaplace : Elisa Parron, Adeline Vanzella (@adeline_vanzella sur Instagram)

Portraitiste lillois : Francis Gressier (@peplvm_photos sur Instagram)

21 ans, lillois, étudiant, Francis Gressier se passionne pour les portraits, et fait de son compte Instagram sa galerie pour les exposer. Ses modèles sont toujours en mouvement : il semblerait même qu’ils dansent. Loin des photographies monochromes d’Adrien Brunel, Francis Gressier crée des photographies très colorées, en alternant les couleurs pastel et les couleurs primaires, en particulier le vert et le bleu. Un artiste émergent à suivre…

Photographes dont le travail est similaire à celui de F. Gressier : Cécile Lombardie, (@cecile.lombardiesur Instagram), Marion Billou (@marionbillousur Instagram)

Détail Urbain.

Le photographe peut choisir de garder la perspective avec des lignes droites et en accord avec la réalité mais il peut aussi choisir de déformer la photo avec des objectifs fish-eye de 8mm.

Mais cela est très dur de conserver des lignes proches de la réalité, tous les objectifs déforment un peu les lignes pour avoir un plus grand angle de vue.

 

Les objectifs à décentrement servent à conserver ces lignes et à obtenir une photo correspondant le plus à la réalité. Il est aussi possible de corriger ces distorsions sur un logiciel de montage.

Lucien Hervé se sert beaucoup des ombres pour capturer des lignes fantastiques. Une grande majorité des photographes d’architecture font des photos en noir et blanc mais vous pouvez casser les clichés et faire à votre sauce.

Quelques inspirations :

Un classique : Lewis Baltz

Lewis Baltz naît en 1945 à Newbeachen Californie, lorsque celle-ci est encore un désert. Il commence la photographie dans les années 70, période du début de l’urbanisation très rapide de la Californie et de l’essor de la société de consommation. Sa série « The New Industrial »témoigne des changements irrémédiables des paysages de sa région natale. C’est un pionnier, l’un des premiers artistes à traiter de cette thématique dans son œuvre. Les transformations profondes que l’Homme exerce sur son environnement et son rapport à la technologie sont les thèmes centraux de toute sa production photographique.

 

« The New Industrial Parks near Irvine, California », 1974, Lewis Baltz

L’art du détail : Izberg (@izbergphotography sur Instagram)

Agathe Brossard et Florian Machefert sont les deux photographes parisiens qui forment Izberg. Chacune de leurs photographies met en scène un seul objet, pivot de la composition de l’image et donc centre de l’attention. Un panneau publicitaire, une éolienne, un avion, un extincteur… Izberg s’intéresse à des objets semblant sans intérêt, des choses banales du quotidien. La position et l’assemblage des éléments qui composent leurs images donnent l’illusion que ce sont des photographies graphiques. Ces choix esthétiques créent une cohésion à l’ensemble de leurs clichés.

Entre photographie et documentaire : Aliocha Boi (@aliochaboi sur Instagram)

« La matière première de ma photographie provient de l’environnement urbain. »* Photographe autodidacte devenu professionnel grâce à Instagram, Aliocha Boi explore de nombreux domaines dans l’art photographique notamment la photographie urbaine et d’architecture. Son lieu de prédilection est le quartier de la Défense à Paris. Récemment, il est allé à Cuba qu’il qualifie de « pays en perpétuelle transition »*. Il ramène de ce voyage la série « Face à la mer » : images minimalistes où est mis en évidence le contraste entre la mer (possible symbole des traditions cubaines), et l’urbain (symbole de la modernité, de l’Histoire contemporaine de Cuba). Sa démarche est donc à la fois artistique, mais aussi documentaire.

*Extrait de https://www.aliochaboi.com/

Photographe étudiant et lillois : Thomas Debaillon-Vesque (@photopiaa_ sur Instagram)

Thomas Debaillon-Vesque est étudiant lillois et a créé en janvier 2018 un compte Instagram dédié à sa passion pour la photographie. Les paysages urbains sont sa principale source d’inspiration. Il s’intéresse particulièrement à l’architecture, par conséquent il est en recherche permanente de bâtiments de formes géométriques singulières pour créer des clichés minimalistes et esthétiques. Il joue avec les formes mais aussi avec la perspective, rendant ainsi oniriques les bâtiments qu’il photographie.